Mardi 3 juin 2008
Parfois, on regarde le ciel et on aperçoit des gros nuages blancs comme du coton qui pelote. C'est des gros nuages qu'on aurait envie d'attraper pour les manger et les mettre tout entier dans la bouche. On regarde aussi le ciel qui change de couleur avec le soleil qui se couche doucement de notre coté pour aller réveiller ceux de l'autre coté.
On passe de l'orangé au rose pour finir sur du violet. C'est beau et c'est étrange la nature quand même.
On aime aussi s'allonger dans l'herbe, l'eau qui coule tranquillement pas loin, des poissons qui chassent en faisant claquer leur corps sur la surface sereine, créant ainsi quelques remous. On regarde à nouveau le ciel et ses nuages. On peut les voir bouger à différente allure suivant que le vent souffle plus ou moins fort. On a presque l'impression de voir la Terre bouger de notre petite place.
Et le vent... On peut le sentir faire bruisser doucement les feuilles des vieux chênes et autres jeunes pousses.L'herbe murmure une chanson douce dans l'oreille de celui qui prend le temps d'écouter. On peut entendre le vie qui y grouille, les miliers de petites bêtes qui y vivent, les petites plantes qui poussent et sortent lentement de terre pour sourire sous le soleil.
Le vent pousse dans le dos. Il souffle assez fort qu'on pourrait penser qu'en sautant, on s'envolerait très haut avec nos fameux nuages qu'on mangerait bien. Qu'on pourrait alors attraper la Lune et le Soleil à pleines mains et que surtout, le ciel nous montrerait qu'on est libre en fait. Qu'on peut voler de partout sans limites, sans contraintes, avec tout l'espoir et toute la joie de notre petit monde...
Dans ces moments là, je prendrais bien mon élan pour sauter depuis Fourvière, pour voir jusqu'où je pourrais aller avant de tomber. Si ça se trouve, je tomberais pas...

Mais c'est comme tout, les rêves ont une fin car leurs ailes sont plombées. On y croit longtemps alors ils volent avec nous dans le beau ciel bleu... Et quand la réalité arrive, le poids se rappelle à nous et à ce moment là, nos ailes sont coupés et on se sent fondre vers le sol sans rien pouvoir faire... Une chute vertigineuse qui se révèle brutale et douloureuse. Plus on vole haut, plus la chute est dure...
Mais quitte à voler, autant voler le plus haut possible! Si haut que même le poids de la réalité ne nous fera plus rien! Voler dans le ciel, le vent qui souffle, les nuages qui galopent...

Parfois, on regarde le ciel. Et on se souvient avec nostalgie de nos rêves, nos souvenirs, nos amis, nos conneries...
On se souvient de tout ça et bêtement, on sourit au vent. Le vent, lui, ne s'arrête pas et il emporte ce sourire avec lui à travers le monde. Il coure à travers les montagnes escarpées, les déserts solitaires, les étendues gelées, les mers déchainées... Avec des miliers de sourires bêtes dans la poche. Des sourires de gens qui se sont souvenus d'un morceau de leur vie qui s'était accroché à leur tête et qui s'est rappelé à leur mémoire grâce au vent qui le faisait claquer comme un drapeau.

Alors parfois, comme moi, pensez un peu à vous arrêter de courir pour sourire niaiseusement au vent. Il aime garder les souvenirs dans gens, c'est lui qui me l'a dit un jour où on s'est croisé. Et puis souvenez vous de votre histoire. Votre petite histoire rien qu'à vous. Et dites vous que vous êtes heureux...
Par Corbeau noir - Publié dans : Humeurs
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Retour à l'accueil

Commentaires

Ton texte, il est revitalisant =]
Commentaire n°1 posté par Biscotte le 04/06/2008 à 07h28

Publicité

Présentation

Votre vieux Corbeau...

Recherche

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Derniers Commentaires

Recommander

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus