Vendredi 16 janvier 2009
Bon, j'ai pas spécialement envie d'écrire sur un sujet... En fait si mais j'ai surtout la flemme... Et puis je les taperais quand je serais tranquillement assis quelque part, avec un peu de vent frais et surtout, le silence de la solitude qui règne. C'est tellement rare le silence de nos jours que ça en devient presque beau. On se met à dire que le silence est beau alors qu'il existe encore. On en viendra bientôt à considérer que l'air pur c'est pareil. Et je vous assure que quand ça sera le coup du vent, je saute d'un building pour le sentir une dernière fois...
Mais à la place, je vais laisser l'esprit vagabonder. Tranquillement brouter dans cette longue steppe silencieuse où seul le vent ose encore courir. Un endroit plat, de l'herbe rase et odorante, quelques insectes qui chantent de temps à autre. Mais rien d'autre. Pas d'arbre, donc pas d'oiseau, pas d'eau donc pas de rivière.
Pourquoi? Parce que la justification se trouve dans la raison. Si je devais justifier chacune de mes actions, il se créerait alors un sentiment inverse que celui censé apporter par la justification. Il apparaitrait alors des questions, des questions, des questions... Et rien ne pourrait stopper leur course éperdue.

Mais loin de moi l'envie de disserter. tout ce que je veux, c'est laisser s'écouler tranquillement le flot des pensées.Bien souvent nous voyons nos pensées bondir car nous cherchons toujours à stimuler pour aller vite. Et nous ne prenons plus le temps de laisser faire à son rythme. Que se paserait-il alors? Et encore, mon système esrt imparfait car à mesure que mes mots s'écrivent, ma pensée elle, s'accélère, à la recherche des prochains mots. Il faudrait presque pouvoir enregistrer directement les pensées pour pouvoir ainsi laisser tout cela s'exprimer librement. car faire des phrases revient à canaliser ce flot. Certes, je ne le force pas à couler plus vite. Mais je lui impulse une direction et par là même, sa liberté disparait. En fin de compte, notre pensée n'est jamais libre.

Sommes-nous libre? Qu'est-ce que le liberté? Pourquoi la cherchons-nous? L'absolu mène toujours à l'interrogation. Et même les phrases affirmatives amène toujours à des questions. Même une question. Pourquoi? Nous voulons toujours comprendre pourquoi. Au delà du fonctionnement, c'est le justificatif que nous voulons comprendre, nous demandons sans cesse à l'Univers de se justifier. Est-ce cela notre vanité? Je ne sais pas. Mais il nous appartient peut-être de nous demander pourquoi nous demandons toujours des justificatifs quand nous savons que parfois, durant notre courte vie, nous n'aurons pas de réponse.

Par là, on peut également se demander en quoi se justifie notre inquiétude pour l'avenir. Instinct de survie et c'est là la justification absolue. Mais pourtant, pourquoi nous inquiétons nous de l'avenir pour même les dix prochaines minutes? Car là la justification ne colle pas. Et la faille apparaît alors béante car nous nou inquiétons de tout, même de ce qui, en l'état, ne devrais pas demander de rationnalisation mais plus de sentiments. Parfois, nous devrions choisir avec notre coeur. Peut-être parce que c'est lui qui dicte notre instinct? Parce que cela rendrait notre monde plus beau? Je n'en sais rien. Et je pourrais dire que je m'en fous. Mais ce n'est pas le cas. Je pourrais apporter une réflexion mais je ne le fais pas. Pourquoi vous demandez vous alors?

Mais il faudrait parfois que nous nous demandions pourquoi à nous-même? Cela vaut-il le coup de s'interroger à chaque fois? Je ne sais pas. Mais je demande. Ce n'est pas une justification que j'attends. Simplement une réflexion. Et même si la réflexion ne vient pas, je sais qu'au fond de vous, cela apportera des interrogations. Cela nous abime dans le doute. un gouffre immense duquel nous avons peur de sortir. Parfois, il faut du courage pour aller au delà de ce doute et ainsi faire un choix. Bien sûr, rien ne nous dit que ce choix était le bon. rien ne nous dit également que ce choix était le mauvais. Il n'appartient peut-être qu'à nous de faire de notre choix le meilleur possible et que dans le cas où nous nous serions trompés, de revenir en arrière pour tenter de prendre l'autre voie.

Car nous en sommes bien capable. De changer. De retourner au croisement et de nous dire qu'avec le chemin parcouru, nous pouvons désormais nous dire que ce chemin là n'est pas le bon et d'ainsi essayer d'en emprunter un autre. Nous en sommes totalement capable. Nous tromper est dans notre nature mais c'est peut-être ça qui a fait que nous en sommes là aujourd'hui. Peut-être continuons nous de faire des erreurs encore aujourd'hui. mais dans tout les cas, il faut que nous nous souvenions que rien n'est éternel. chaque seconde qui passe est une seconde qui ne restera que dans notre mémoire selon notre point de vue. Ce que nous vivons, nous ne pourrons jamais le revivre. Dès lors, le doute apparaît comme un gouffre moins profond et beaucoup plus surmontable.

Peut-être que face à la peur de mourir, notre capacité à entreprendre, à choisir devient plus forte? Je ne sais pas. Tout ce que je sais, c'est que la vie est trop courte pour que le tourment la désole. Il faut que nous essayons de vivre pleinement notre vie. Car comme disait Prévert  "Il faudrait essayer d'être heureux, ne serait-ce que pour donner l'exemple."
Par Corbeau noir - Publié dans : Humeurs
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